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Au service de l’économie circulaire

L’Ecosse s’intéresse à la gestion des déchets « à la française »

Eco-mobilier

Eco-mobilier a accompagné le voyage d’étude de deux dirigeants du Community Resource Network Scotland, une organisation nationale qui fédère quelque 150 acteurs de la gestion des déchets en Ecosse.

 

David Wood, chief executive officer, et Matt Davis, projects and membership officer du CRNS (Community Resource Network Scotland), une organisation nationale écossaise qui fédère quelque 150 entreprises du réemploi, de la réparation et du recyclage sont venus en France les 18 et 19 octobre pour un voyage d’étude sur le recyclage des déchets d’éléments d’ameublement (DEA). Les visiteurs ont ainsi pu découvrir plusieurs sites caractéristiques dans le nord et l’ouest de la France.

Chez Secondly, à Santes, près de Lille, les visiteurs écossais ont pu étudier le processus de démantèlement des matelas, de la réception à la mise en balle des matières issues du recyclage. « David Wood et Matt Davis ont été impressionnés par l’investissement financier de Secondly. Des projets de travail en commun entre Secondly et l’Ecosse pourront peut-être voir le jour », espère Virginie Lefevre, responsable régionale chez Eco-mobilier pour la région Hauts-de-France.

Près de Lens, dans le site d’Harnes du groupe Ramery, les visiteurs ont pu assister au criblage du bois en cours sur le site. A la ressourcerie DIE à Evin-Malmaison, le logiciel de traçabilité TF Shop et la possibilité de réserver le meuble sur le site internet ont particulièrement retenu l’attention de nos hôtes. « Au-delà des visites, ils se sont également intéressés à l’organisation d’Eco-mobilier et à la fonction de responsable régional : quel territoire, quels interlocuteurs, quelles missions transverses ? », a remarqué Virginie Lefevre.

 

Partenariat gagnant-gagnant entre acteurs différents

Lors de leur visite de la déchèterie de Rennes Métropole « nos visiteurs ont été impressionnés par la taille de la déchèterie, le confort d’accueil pour les usagers, le nombre de flux collectés, la variété des filières de traitement, et la place importante accordée au réemploi. Ils ont également été sensibles au fait que le gardiennage soit assuré par une structure d’insertion (Tribord) et que la collecte soit en partie réalisée par Envie, une autre structure d’insertion », témoigne Marie-Eve Fermet, responsable régionale Grand-Ouest pour Eco-mobilier. Le partenariat gagnant-gagnant entre Véolia et Envie, acteurs a priori différents, a notamment beaucoup intéressé les observateurs écossais.

Echange de bons procédés, Eric Weisman-Morel, directeur du développement chez Eco-mobilier, à son tour s’est rendu les 3 et 4 novembre en Ecosse.

 

« Fédérer fabricants et distributeurs intéresse au-delà de nos frontières »

Eric Weisman-Morel, directeur du développement chez Eco-mobilier, s’est rendu les 3 et 4 novembre, à la conférence annuelle du CRNS (Community Resource Network Scotland), à Perth en Ecosse. A cette occasion, il a présenté la filière française de collecte et de recyclage des meubles usagés. Entretien.

 

Les principaux acteurs écossais de la réutilisation vous ont invité à intervenir lors de leur conférence annuelle, pour quelles raisons ?

E. W.-M. : Parce que nous sommes les premiers en Europe à avoir mis sur pied une filière de responsabilité élargie du producteur (REP) dans la perspective de limiter l’empreinte environnementale de l’industrie du meuble. Or, le CRNS (Community Resource Network Scotland), qui fédère environ 150 acteurs de la réutilisation et du recyclage, a été mandaté par le gouvernement écossais afin d’étudier la mise en place d’une filière nationale de réparation- réemploi-recyclage (RRR), notamment pour la filière matelas et mobilier.

Deux dirigeants de cette organisation sont venus récemment en France pour un voyage d’étude. En retour, ils m’ont invité à présenter notre expérience lors de leur conférence annuelle, qui constitue un rendez-vous important de l’économie circulaire en Ecosse. A ce titre, les débats ont été ouverts par Roseanna Cunningham, la secrétaire d’Etat pour l’Environnement, le changement climatique et la réforme territoriale.

 

Quelles caractéristiques du système français ont principalement retenu leur attention ?

Ils ont été attentifs au fait que nous soyons une émanation de la profession. Ils ont entendu que nous fédérons fabricants et distributeurs. Ils ont également été intéressés par notre mise en place d’un financement par les consommateurs, rendu visible grâce à la présence de l’éco-participation sur les étiquettes de prix. Enfin notre travail sur l’éco-conception a retenu leur attention. Là encore, parce que nous travaillons avec l’industrie, les distributeurs et les recycleurs afin de concevoir les produits de demain.

 

Y a-t-il des interventions qui vous ont particulièrement intéressé au cours de cette conférence ?

Oui, il y a eu beaucoup d’interactions entre les participants venus d’horizons différents. Sur un sujet très différent de notre quotidien, j’ai été très intéressé par la présentation de Heather Anderson, parmi d’autres, concernant un projet d’agriculture de proximité s’appuyant sur la définition d’une unité de surface cultivable disponible par individu. Après division des terres arables de la planète par le nombre d’êtres humains, nous disposerions chacun d’un potentiel de 2000m2 qui doivent être gérés de façon responsable. Le CRNS est ouvert à de nombreuses thématiques, ce qui rend particulièrement riche sa conférence annuelle.

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