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Bonne pratique

Le CSR pour se substituer aux énergies fossiles dans les cimenteries

A Istres, dans les Bouches-du-Rhône, Provence-Valorisations transforme les meubles usagés en combustible solide de récupération (CSR). Cette année, plus de 20 000 tonnes de meubles usagés collectés par Eco-mobilier ont ainsi pu produire plus de 5 000 tonnes d’équivalent pétrole. 

« Faire baisser la part des déchets enfouis en proposant un combustible, produit localement, capable de se substituer aux énergies fossiles, telles sont les deux grandes finalités de la production de CSR », synthétise Tony Laurent, directeur Recyclage et valorisation des déchets chez Provence-Valorisations (Suez Environnement).

Les CSR, ou combustibles solides de récupération, sont préparés à partir de déchets non dangereux, mais impropres à d’autres formes de réemploi ou de recyclage. Ce que les spécialistes désignent par les « refus de tri » qui, il y a encore peu de temps, étaient massivement  enfouis.

Moins d’énergie fossile consommée, moins de déchets enfouis

Les performances thermiques des combustibles solides de récupération supportent la comparaison face  à celles des matières fossiles « classiques » (pétrole, charbon, gaz). Ainsi, une tonne de CSR produit, en chaleur, l’équivalent d’une demi tonne de pétrole. Sur le plan environnemental, on gagne sur deux tableaux : celui du non-enfouissement en décharges, et  sur celui du transport, puisque les sites de production s’implantent dans les mêmes régions que les industries consommatrices. Les combustibles solides de récupération s’inscrivent dans  une logique d’économie circulaire.

Les cimentiers, dont les fours doivent atteindre des température de l’ordre de 1800°,  représentent actuellement le débouché le plus important pour les combustibles solides de récupération. Mais les CSR pourraient aussi être employés dans des chaudières spécialisées, afin de produire de l’électricité ou de la vapeur pour le chauffage urbain. « Le modèle économique des CSR n’est pas complètement finalisé, mais

hez Suez Environnement.é régional cele modèle économique n'ns les ms (non réutili par " il s’agit d’un modèle d’avenir, notamment parce que le filon n’est pas près de s’épuiser  », estime Sylvain Gollin, directeur délégué régional chez Suez Environnement.

Le partenariat entre Eco-mobilier et Suez Environnement porte sur un contrat de valorisation des meubles usagés sur le site d’Istres. « Eco-mobilier, est capable de collecter une quantité importante de matière de qualité. Nous leur proposons de la souplesse avec de la “valorisation matière” (recyclage) ou de la “valorisation énergétique” (combustible solide de récupération). Il n’y a pas de concurrence entre ces deux débouchés, l’un et l’autre sont complémentaires », explique Tony Laurent.

En 2016, Provence-Valorisations a valorisé plus de 20 000 tonnes de meubles usagés pour Eco-mobilier, contre 13 000 tonnes en 2015. Cette production a permis de fournir plus de 5 000 tonnes d’équivalent pétrole pour produire du ciment, plus de 41 000 MWh pour les chaudiéristes spécialisés, soit l’équivalent de la consommation en énergie de près de 10 000 foyers pendant un an.

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